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Citations choisies par M. Delobel

Toute la suite des hommes, pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend continuellement

Blaise Pascal, Fragment de préface pour le Traité du vide, 1647

Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort.

Marc Aurèle

L’homme est le seul animal à savoir quelque chose de son grand-père.

Régis Debray

Qu’on ne me dise pas que je n’ai rien à dire de nouveau : la disposition des matières est nouvelle ; quand on joue à la paume, c’est une même balle dont joue l’un et l’autre, mais l’un la place mieux.

Pascal

Les vacances datent de la plus haute antiquité. Elles se composent régulièrement de pluies fines coupées d’orages plus importants.

Alexandre Vialatte

Le jardinier oublié avait fait planter des arbrisseaux pour que, des siècles plus tard, la psalmodie inconnue de la terre se fît entendre aux hommes.

André Malraux, Antimémoires 1967

Il y a deux routes dans l’au-delà (et son paysage méditerranéen), à gauche, la route à éviter car elle mène à l’oubli ; à droite, la route à prendre car elle mène à la source de Mémoire.

Jacques LACARRIÈRE, Dictionnaire amoureux de la mythologie

L’acquiescement éclaire le visage, le refus lui donne sa beauté.

René Char

Aphorisme : Un seul soleil, chacun son ombre

L’âme s’effraye… en voyant que chaque instant lui arrache la jouissance de son bien, et que ce qui lui est le plus cher s’écoule à tout moment.

Pascal, Pensées

Je travaille. À quoi ? Mais… à tout !

Victor Hugo

Le hasard ne favorise que les esprits préparés.

Louis Pasteur

Le miel est doux, mais l’abeille pique

Proverbe chinois

Si la vie est éphémère, le fait d’avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel

Vladimir Jankélévitch

Les mots sont les passants mystérieux de l’âme.

Victor Hugo, Les Contemplations (1856)

Ceux qui écrivent clairement ont des lecteurs ; ceux qui écrivent obscurément ont des commentateurs.

Albert Camus, Actuelles

On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va.

Talleyrand

Les travaux d’écolier sont des épreuves pour le caractère et non point pour l’intelligence. Que ce soit orthographe, version ou calcul, il s’agit d’apprendre à vouloir.

Alain, Propos II

La passion vole, le plaisir court, la raison marche. Quoi d’étonnant qu’elle arrive toujours en retard.

Albert Samain

J’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant.

Jacques Prévert

Celui qui vit dans les limites de ses capacités n’est pas tenté par l’impossible.

Sagesse chinoise

D’avril les ondées font les fleurs de mai.

Knowledge is power.
Francis Bacon, Meditationes sacrae

L’éducation consiste à nous donner des idées, et la bonne éducation à les mettre en proportion.

Montesquieu, Essai sur les causes qui peuvent affecter les esprits et les caractères, 1ère partie.

Ni l’ignorance n’est défaut d’esprit, ni le savoir n’est preuve de génie.

Vauvenargues, Réflexions et Maximes, 217 (1746)

The difference between journalism and literature is that journalism is unreadable and literature is not read.

Oscar Wilde

Se donner du mal pour les petites choses, c’est parvenir aux grandes, avec le temps.

Samuel Beckett-Molloy

J’aime les paysans, car ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers.

Montesquieu

Il ne navigue pas mal celui qui passe à égale distance de deux maux différents.

Érasme

L’éducation est le moyen de sauver le monde de la ruine qui serait inévitable sans un renouvellement continu de génération en génération.

Le doyen de l’École

Il suivait son idée. C’était une idée fixe, et il était surpris de ne pas avancer.

Jacques Prévert (1900-1977), Choses et autres.

Le hasard est la signature de Dieu lorsqu’il veut rester anonyme.

Sagesse orientale

Le suprême orgueil ou la suprême dépréciation de soi sont la suprême ignorance de soi.

Spinoza (1632-1677),
l’Éthique

Je m’estime peu quand je m’examine ; beaucoup, quand je me compare.

Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889), Contes cruels.

Qui se penche sur une fleur s’approche plus près de Dieu que le cavalier des fusées ; la vieille boîte à herboriser fait pénétrer plus avant dans l’univers que le scaphandre de l’astronaute. Le secret du bonheur est là.

Jean Giono, La chasse au bonheur

N’avoir rien fait est un grand avantage, mais il ne faut pas en abuser.

Rivarol

Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.

Francis Picabia

Forte chaleur en septembre, À pluie d’octobre, il faut s’attendre.

Nothing that is worth learning can be taught.
(Rien de ce qui vaut la peine d’être appris ne peut être enseigné).

Oscar Wilde

Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux. Ce n’est même pas une devise, c’est une constatation.

François Périer

Mais alors , dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?

LEWIS CAROLL

Qui trouve son Nord, trouve son or.

Le hasard ne favorise que les esprits préparés.

Louis Pasteur

Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir.

Epictète

La vie est trop courte pour être petite.

DISRAELI

La vraie joie est une chose sérieuse.

Sénèque

Prendre plaisir à lire les mots, c’est se régaler de leur sens.

L’humaniste est celui qui a assez de connaissance pour savoir d’où il vient, assez de conscience pour savoir qui il est, et assez d’exigence pour savoir où il va.

Il n’y a de tel que d’allécher l’appétit et l’affection, autrement on ne fait que des asnes chargez de livres. On leur donne à coups de foüet en garde leur pochette pleine de science, laquelle, pour bien faire, il ne faut pas seulement loger chez soy, il la faut espouser.

Michel de Montaigne, Essais,I, 26.

Dulcibus quaedam otiis, labori plures.

If you lose, don’t lose the lesson !

Que chacun examine ses pensées, il les trouvera toutes occupées au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et, si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre la lumière pour disposer de l’avenir.
Le présent n’est jamais notre fin : le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.

PENSÉES DE M. PASCAL Article II – 172

C’est un grand avantage que la qualité, qui dés dix huit ou vingt ans met un homme en passe, connu & respecté, comme un autre pourrait avoir mérité à cinquante ans. Ce sont trente ans gagnez sans peine.

PENSÉES DE M. PASCAL

LA MÉMOIRE EST FAITE POUR OUBLIER.

CELUI QUI MÊLE LE BEAU ET L’UTILE, LA SIMPLICITÉ ET LA GRANDEUR N’A PAS AGI EN VAIN.

HORACE Poète latin (65-8 AV. J.-C.)

TOUT TALENT D’ÉCRIRE NE CONSISTE APRÈS TOUT QUE DANS LE CHOIX DES MOTS.

GUSTAVE FLAUBERT
(1821-1880)
Extrait de Correspondances, 1852

DÉSIRS

Allez tranquillement malgré le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec autrui. Dites doucement et clairement votre vérité ; écoutez les autres, même le simple d’esprit et l’ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire. Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une pollution pour l’esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vaniteux. Il y a toujours plus grand et plus petit que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle ; c’est votre seul bien à travers les vicissitudes du temps. Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberie. Mais sachez discerner la vertu où elle existe ; nombre de gens recherchent de grands idéaux, et partout la vie est remplie d’héroïsme. Soyez vous-même. Surtout ne simulez pas l’amitié, ne soyez pas non plus cynique en amour, car il est face à toute déception et tout désenchantement aussi éternel que l’herbe. Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant sagement à votre jeunesse. Fortifiez les puissances de votre esprit pour vous protéger face aux malheurs soudains. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Au-delà d’une discipline saine, soyez tendre avec vous-même. Vous êtes un enfant de l’univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici. Et qu’il soit clair ou non pour vous, l’univers se déroule sans doute comme il le devrait. Soyez en paix avec Dieu, quelle qu’en soit votre conception et quels que soient vos réalisations et vos rêves, gardez votre sérénité au milieu du désarroi bruyant de la vie.

Trouvé dans une vieille église de Baltimore en 1692. Auteur inconnu.

AVOIR et ÊTRE

Loin des vieux livres de grammaire, Écoutez comment un beau soir, Ma mère m’enseigna les mystères Du verbe être et du verbe avoir.
Parmi mes meilleurs auxiliaires, Il est deux verbes originaux. Avoir et Être étaient deux frères Que j’ai connus dès le berceau.
Bien qu’opposés de caractère, On pouvait les croire jumeaux, Tant leur histoire est singulière. Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu’Avoir aurait voulu être Être voulait toujours l’avoir. À ne vouloir ni dieu ni maître, Le verbe Être s’est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque Et faisait un grand numéro, Alors qu’Être, toujours en manque. Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu’Être apprenait à lire Et faisait ses humanités, De son côté sans rien lui dire Avoir apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes En avoirs, en liquidités, Pendant qu’Être, un peu dans la lune S’était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire Lorsqu’il se montrait généreux, Être en revanche, et c’est notoire, Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires. Il met tous ses titres à l’abri. Alors qu’Être est plus débonnaire, Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure, Ce sont les choses de l’esprit. Le verbe Être est tout en pudeur, Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères Pour parvenir à un accord, Entre verbes ça peut se faire, Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face Au milieu des mots rassemblés, Ils se sont répartis les tâches Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d’Être Parce qu’être, c’est exister. Le verbe Être a besoin d’avoirs Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables En arguties alambiquées, Nos deux frères inséparables Ont pu être et avoir été.
Oublie ton passé, qu’il soit simple ou composé, Participe à ton présent pour que ton futur soit plus-que-parfait

Textes de M. Combaz

Le « dernier » mot du doyen

Après quatre décennies de présence à « Pascal », je cesse ces jours-ci d’y exercer mes activités d’enseignement.

Je tiens à remercier vivement tous les élèves – anciens et actuels – qui, pour cette occasion, m’ont manifesté, de multiples façons, leur attachement et leur sympathie. Qu’ils sachent qu’aucun de ces témoignages ne me fut indifférent et même qu’ils ont su m’émouvoir par leur rafraîchissante spontanéité.

Je garderai ces images, ces paroles et ces gestes amicaux à jamais présents à ma mémoire et à mon cœur.

Je souhaite enfin à tous mes élèves le meilleur avenir scolaire, universitaire, professionnel et personnel auquel ils puissent prétendre et, pour l’immédiat, le succès mérité aux examens en cours.

Bonne suite à chacun d’entre vous et longue vie à notre École Pascal !

M. Combaz

Message de rentrée

D’abord, très jeune enfant inscrit dans un « Jardin »,
Ensuite en Maternelle, avant la « grande » École,
On franchit ces étapes, insouciant et frivole.
Puis, on quitte le Primaire pour le Collège, enfin !

Cela, jusqu’en Troisième. Alors, Brevet en main,
En entrant au Lycée, quelquefois l’on s’affole ;
Mais, il faut se reprendre et, trêve de faribole,
Poursuivre son chemin jusqu’au « cher » examen :

Ce Baccalauréat, toujours si convoité,
Que d’aucuns vilipendent – surtout s’ils l’ont raté –
Est le plus sûr viatique vers d’autres aventures…

Bien qu’au seuil d’une année, tout commence à nouveau,
Les palmarès moroses font des rentrées obscures :
Pour qui juin fut clément, septembre sera beau !

Excellente rentrée scolaire à tous.

M. Combaz

Palmarès des classes primaires

Les abords de l’École sont emplis de parents
Très proches ou lointains, aïeuls venus en masse,
Dans le dessein de voir les enfants, dans leur classe,
Défiler, majestueux, au beau milieu des rangs.

Les voici donc, enfin, déguisés et contents ;
Et le plus timoré se transforme en paillasse,
Quand le papier « crépon » lui sert de carapace :
Ces bambins aujourd’hui, se sentent différents.

S’ils triomphent « sur scène » dans leur joli costume,
Exploitent leurs talents bien mieux que de coutume,
C’est leur institutrice qu’il faut féliciter !

Sont-ils trop dispersés ? La maîtresse les dompte,
Adoucissant l’effort pour les solliciter.
La tâche est difficile … S’en rend-on toujours compte ?

M. Combaz

Brevet des collèges: conseils à un candidat sceptique…

Il est épatant, ce bon vieux Brevet
Que, non sans dédain, hardiment tu railles ;

Au lieu de rêver à ses funérailles,
Emplis ton cerveau creux comme un navet !

Car, tu ne dois pas l’avoir « au rabais » ;
Tu ne l’obtiendras que si tu travailles
Et avec mention ? Oui… si tu batailles…
Mais, garde-toi bien de tout quolibet !

Prends au sérieux ton premier examen :
Ne sachant de quoi sera fait demain,
Achève en beauté tes années « Collège ».

Plus tard, évoquant ce temps révolu
Dont le souvenir est un privilège,
Tu proclameras, d’un ton résolu :

Brevet, nul n’échappe à ton sortilège !

M. Combaz

* Sonnet dit « à l’italienne » dans lequel un 15ème vers, détaché des 14 autres, vient résumer l’ensemble.

Voici des vœux au passé simple pour un futur moins compliqué :

Bien chers élèves,

Nous subodorâmes qu’au reçu de votre bulletin trimestriel, vous déprimâtes légèrement… Nous nous aperçûmes , en outre, que vous tremblâtes quelque peu quand nous vous rendîmes les résultats que vous obtîntes.

Et pourtant, vous fîtes bien souvent ce que vous pûtes… ou presque ; vous cherchâtes aussi parmi vos connaissances et vous y guidâtes au mieux ; triant les souvenirs des cours que nous vous dispensâmes, vous épluchâtes ce que vous en retîntes et vous choisîtes, parfois fort à propos, la réponse adéquate au milieu des possibles, ce dont vous vous épatâtes vous-mêmes !

Voilà pourquoi, nous ne souhaiterions pas que vous vous récriassiez au sujet des notes que vous méritâtes, ni que vous vous esbaudissiez au-delà du raisonnable, ni enfin que vous vous reposassiez tant et plus sur vos fragiles lauriers.

Cela dit, très franchement et à moult égards, pendant ce long premier trimestre, VOUS NOUS ÉPOUSTOUFLÂTES !

Excellente année (scolaire) à chacun de vous.

M. Combaz

Du nombrilisme exhibitionniste

Quand les chemisiers sont portés désespérément courts et les pantalons incroyablement bas, alors les sous-vêtements prennent le dessus et de vastes zones péri-ombilicales, plus ou moins enrobées, s’ exhibent sans retenue…

De plus, sous l’effet amplifiant de la pesanteur, le grave déficit en étoffe ainsi créé, se trouve naturellement compensé par un trop-plein tire-bouchonné dans la région des pieds, de sorte que ces guêtres improvisées et, par ailleurs, en lambeaux se transforment volontiers en auxiliaires de voirie en vue du déblaiement des trottoirs.

Si ça continue, faudra que ça cesse !

M. Combaz
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